BTS SCBH · S26 · MSS

Prévention des risques
de chute de hauteur

Maîtrise de la santé et de la sécurité au travail — MOREL 2025
54% de ces décès
dans le BTP
68 décès par chute
de hauteur en 2021

Caractérisation du risque

Définition La chute de hauteur se distingue de la chute de plain-pied par l'existence d'une dénivellation. Elle concerne toutes les chutes depuis une position élevée (toiture, pylône) ou depuis un équipement surélévant légèrement la personne (tabouret, marchepied). Le travail à proximité de tranchées, falaises ou fouilles présente les mêmes risques.

Données statistiques récentes

68
décès par chute de hauteur en France en 2021 (sur 693 accidents du travail mortels) — 2e cause de décès au travail après le risque routier — Source : DREETS / Min. du Travail
~10%
des accidents du travail sont dus aux chutes de hauteur — 3e cause d'accident du travail avec arrêt > 3 jours — Source : INRS
54%
des décès consécutifs à une chute de hauteur surviennent dans le BTP — premier poste de mortalité du secteur — Source : INRS / Cnam

Répartition par secteur d'activité

⚠️ Le BTP concentre les risques les plus élevés Pour les chutes de hauteur, le BTP cumule près de 20 % des arrêts de plus de 3 jours, 28 % des incapacités permanentes et 54 % des décès — c'est le premier poste de mortalité du secteur. — Source : INRS / Cnam (données CTN BTP 2021).
BTP
54%
des décès par chute de hauteur
28%
des incapacités permanentes
Services II
Intérim, action sociale, santé, nettoyage : 2e secteur le plus exposé aux chutes de hauteur après le BTP.
Postes à risque
Toitures, charpentes, pylônes, plates-formes, échafaudages. Les toitures fragiles (lanterneaux, plaques) sont une cause récurrente d'accidents mortels.

Évolution 1989–2012 (données Cnam)

✅ Tendance positive Le nombre global d'accidents du travail a baissé sur la période 1989-2012, malgré une augmentation des effectifs salariés de +31% (14M → 18,3M salariés).
⚠️ Résistance des chutes de hauteur La décroissance des chutes de hauteur est plus faible que celle de l'ensemble des accidents du travail, notamment pour les décès, qui diminuent bien moins rapidement que toutes causes confondues.
🔍 Analyse Les chutes de hauteur restent une cause singulièrement résistante à la prévention. Les arrêts avec invalidité permanente suivent la tendance générale, mais pas les décès — ce qui souligne la gravité irréductible de ces accidents.

La prévention du risque

L'identification de toutes les situations de travail exposant les salariés aux risques de chute doit intervenir le plus en amont possible. La démarche doit être conduite dès la conception de l'ouvrage, dès la conception des équipements, dans l'analyse du poste et du mode opératoire.

Documents de référence à consulter DIUO – Dossier d'Intervention Ultérieure sur l'Ouvrage (résultat formalisé de la démarche de prévention en conception)
DMLT – Dossier de Maintenance des Lieux de Travail (pour les bâtiments recevant des travailleurs)

Les acteurs de la prévention

Maître d'ouvrage
  • Communique toutes les infos nécessaires dans le dossier d'AO
  • Fait établir le PGC (si ≥2 entreprises ou risque particulier)
  • Désigne le coordonnateur SPS
  • Fait respecter les principes généraux de prévention
Maître d'œuvre
  • Coopère avec le coordonnateur SPS en conception et réalisation
  • Arrête les mesures générales de prévention
  • Peut se voir confier certaines missions du MOA
Coordonnateur SPS
  • Désigné dès la conception de l'ouvrage
  • Organise et gère les phases de co-activité
  • Coordonne les besoins des "métiers du toit"
  • Définit le cahier des charges pour le lot "échafaudages"
Chef d'entreprise
  • Choisit les méthodes, moyens et techniques adaptés
  • Établit le PPSPS (30 jours avant démarrage, art. R4532-56)
  • Informe le MOA des sous-traitances éventuelles
  • Obligation de résultat en matière de sécurité

Démarche de prévention — Ordre des priorités

1
🚫 Éviter le risque
Assembler la charpente au sol puis la mettre en place à la grue ; mât d'éclairage motorisé permettant la descente au sol. Application rare car le travail en élévation est souvent incontournable.
2
Évaluer les risques qui ne peuvent être évités
Hauteur du dénivelé, fréquence d'accès, durée d'intervention, risque de glissade, câbles sous tension, éléments mobiles, nature du travail.
3
Combattre les risques à la source
Ex : préférer un garde-corps périphérique temporaire en rive de dalle à un filet horizontal en contrebas.
4
Tenir compte de l'état de la technique
Privilégier les équipements de conception la plus avancée en matière de sécurité. Ex : système MDS (Montage et Démontage en Sécurité) pour les échafaudages de façade.
5
Donner la priorité aux protections COLLECTIVES
Art. L4531-1 du Code du travail. Les protections permanentes sont privilégiées sur les temporaires. L'EPI n'intervient qu'en dernier recours lorsque la protection collective est techniquement impossible.
6
Donner des instructions appropriées aux travailleurs
Formation et instructions nécessaires à tout salarié exposé à un risque de chute de hauteur.

Logigramme de choix de protection

Protection contre la chute de hauteur — Arbre de décision
Possibilité d'éviter les risques ?
En priorité : Modifier l'équipement ou l'ouvrage pour supprimer le travail en hauteur — travailler depuis le sol
Exemples : assemblage charpente au sol + pose à la grue • mât d'éclairage motorisé avec descente de la couronne au sol. Cette solution doit être explorée en priorité dès la phase de conception.
Si techniquement impossible
Prévoir des installations permanentes
En priorité : Escaliers, passerelles, plates-formes de travail, garde-corps, acrotères
Avantage : ne nécessitent pas de montage préalable → réduisent les coûts d'exploitation et éliminent le risque lors de la mise en place. Prévoir dans le DIUO et DMLT.
Si techniquement impossible
Équipements temporaires (protection collective)
En priorité : Échafaudages, PIR, tours d'accès, filets en sous-face, PEMP, plates-formes suspendues…
Critères de choix : efficacité lors de l'utilisation ET lors du montage/démontage, facilité de mise en œuvre, ergonomie, durée d'exposition, gravité des risques.
Si techniquement impossible
Équipements de protection individuelle
En dernier recours : Harnais et points d'ancrage, systèmes d'arrêt de chute, systèmes de restriction d'accès — nécessite formation et entraînement
Art. R4323-61 : recours aux EPI uniquement si impossibilité technique d'installer des protections collectives. Impose : définition points d'ancrage, travail à 2 personnes, rapidité secours, formation du personnel, vérifications périodiques.

Cas particulier : installation d'échafaudage et DICT

À retenir
Si le montage, le démontage ou l'utilisation se fait à proximité d'un réseau : ligne électrique aérienne, ou qu'un ancrage, stabilisateur, appui ou terrassement peut impacter un ouvrage enterré, la DT/DICT est obligatoire.
DT / DICT — Du projet au démarrage des travaux
Projet de travaux
Repérer si l'installation d'échafaudage peut se trouver à proximité de réseaux aériens ou enterrés.
Exemples : façade proche d'une ligne électrique aérienne, stabilisateurs sur voirie, ancrages, appuis au sol ou petite fouille pour préparer l'installation.
1. Maître d'ouvrage / donneur d'ordre
Fait une DT
(Déclaration de projet de travaux)
Objectif : savoir quels réseaux existent avant de préparer le chantier.
2. Exploitants de réseaux
Répondent avec les plans, les classes de précision et les consignes de sécurité.
3. Entreprise réalisant les travaux
Préparation du chantier :
Analyse des réseaux présents
Choix du mode opératoire
Marquage / piquetage si nécessaire.
4. Entreprise réalisant les travaux
Fait une DICT
(Déclaration d'intention de commencement de travaux)
Objectif : prévenir que les travaux vont réellement démarrer.
5. Entreprise réalisant les travaux
Début des travaux :
Respecter les consignes de sécurité à proximité des réseaux pendant le montage, le démontage et l'utilisation de l'échafaudage.
Mémo : DT = « je prépare un projet de travaux » ; DICT = « je vais commencer les travaux ». Pour un échafaudage, la DICT devient nécessaire lorsque l'installation peut interférer avec un réseau.

Obligations de l'employeur

Lieu de travail
  • Concevoir un lieu de travail sécurisé
  • Utiliser les installations existantes si adaptées
  • Modifier le lieu de travail de façon pérenne
  • Mettre à disposition des équipements appropriés
Personnel
  • Former le personnel à l'utilisation des installations
  • Informer sur les consignes de sécurité
  • S'assurer de l'adéquation et de la conformité des moyens
En cas de travaux par entreprise extérieure
  • Plan de prévention : si interventions par entreprise extérieure, formaliser les mesures quelle que soit la durée des travaux.
  • PPSPS : pour les opérations soumises à coordination SPS (PGC obligatoire), chaque entreprise établit son Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé.
  • Équipements permanents

    Pour les équipements fixes des lieux de travail (bâtiments, installations, locaux techniques), la prévention des chutes nécessite une protection collective permanente et continue des zones de travail et de circulation.

    📖 Base réglementaire Art. R4323-58 du Code du travail : obligation de travailler depuis un plan de travail conçu, installé ou équipé de manière à garantir la sécurité — surface sensiblement plane et horizontale (circulaire DRT n°2005-08) équipée de garde-corps périphériques (art. R4323-59).
    Garde-corps permanents

    Dispositif de protection collective le plus utilisé. Destinés à éviter les chutes de hauteur et à délimiter une zone dangereuse.

    Caractéristiques obligatoires :
    • Hauteur : entre 1 m et 1,10 m par rapport au plancher
    • Composition : lisse supérieure + sous-lisse + plinthe
    • Lisse supérieure servant éventuellement de main courante
    • Rigides et fixés solidement
    • Résistance aux efforts statiques et dynamiques
    Note importante La plinthe permet également de limiter la chute d'objets depuis un niveau de plancher — protection des personnes en contrebas.
    Figure 2 — Garde-corps de rive avec lisse, sous-lisse et plinthe
    Figure 2 — Garde-corps de rive avec lisse, sous-lisse et plinthe
    Escaliers

    Les escaliers constituent l'équipement de référence pour répondre à l'obligation réglementaire d'utiliser un accès sécurisé.

    Fig. 4 – Principales dimensions des escaliers et de leurs garde-corps
    Fig. 4 – Principales dimensions des escaliers et de leurs garde-corps
    ParamètreValeur réglementaire
    Hauteur garde-corps1 000 à 1 100 mm
    Largeur minimale500 mm (marches)
    Inclinaison20° à 45°
    Marches par volée25 maximum
    Formule de Blondel600 ≤ g + 2h ≤ 660
    Largeur palier≥ 2 300 mm en hauteur libre
    Échelles fixes

    Utilisées uniquement en cas d'impossibilité de mise en place d'un escalier. Les échelles inclinées sont à privilégier.

    CaractéristiqueRègle
    Crinoline obligatoire dès3 m de dénivelé
    Hauteur max / volée unique8 m
    Hauteur max / volée (plusieurs volées)6 m
    Largeur libre (crinoline)150 mm min (entre montant et crinoline)
    Largeur entre montants300 mm max
    Écartement barreaux225 à 300 mm
    Fig. 5 – Principales dimensions des échelles fixes avec protection par crinoline
    Fig. 5 – Principales dimensions des échelles fixes avec protection par crinoline
    ⚠️ Accès en hauteur vs poste de travail Les échelles constituent un accès, pas un poste de travail. Leur utilisation comme poste de travail n'est tolérée que si la protection collective est techniquement impossible, pour des travaux de courte durée, non répétitifs, à faible risque (art. R4323-63).

    Équipements temporaires

    📖 Base réglementaire Décret n°2004-924 du 1er septembre 2004 — art. R4323-58 à R4323-68 du Code du travail. Les échelles, escabeaux et marchepieds sont exclus de cette section (usage réservé aux travaux de courte durée, non répétitifs, à faible risque — art. R4323-63).

    Équipements non mécanisés

    Échafaudages de pied (fixes)

    Équipement composé d'éléments montés temporairement pour constituer des postes de travail en hauteur, permettant l'accès et l'acheminement des matériaux.

    Types :
    • Systèmes à cadres : appropriés aux échafaudages de façade
    • Systèmes multidirectionnels / multiniveaux : ouvrages complexes, milieu industriel
    ✅ Système MDS recommandé Le montage MDS (Montage et Démontage en Sécurité) sécurise le niveau supérieur avant d'y accéder avec la protection définitive — préférable aux systèmes à garde-corps provisoires.
    Échafaudage multidirectionnel
    Fig. — Échafaudage de pied multidirectionnel et ses composants (montants, lisses, platelages, garde-corps, escalier d'accès)
    NF EN 12810-1 et 2 NF EN 12811-1 à 3 NF Équipement de chantier
    Échafaudages roulants
    Standard (2,50 m à 12 m)

    Pour travaux de moindre envergure en façade, parois verticales ou plafond ne nécessitant pas un accès permanent.

    NF EN 1004NF Équipement de chantier
    Faible hauteur (<2,50 m)

    Conçus pour que le plancher ne dépasse pas 2,50 m. Accès extérieur obligatoire si plateau < 2 m du sol.

    NF P93-520NF Équipement de chantier
    Fig. 6 – Échafaudage roulant (2,50 m à 12 m)
    Fig. 6 – Échafaudage roulant (2,50 m à 12 m)
    🚫 Interdiction absolue Le déplacement d'un échafaudage roulant avec du personnel sur le plancher est proscrit, quelle que soit sa hauteur.
    Échafaudages en console

    Échafaudages à un seul niveau de travail, installés en encorbellement sur une paroi verticale. Constitués de consoles, plateaux et protections périphériques.

    Fig. — Échafaudage en console (vue 3D)
    Fig. — Échafaudage en console (vue 3D)
    Fig. — Échafaudage en console (vue 3D)
    Fig. — Échafaudage en console (vue 3D)
    • Mise en place : PEMP ou dispositif adapté (sans EPI) en priorité
    • En cas d'impossibilité technique : à partir de l'ouvrage support, EPI obligatoires accrochés à l'ouvrage
    • Vigilance particulière sur la solidité du support et de la liaison
    NF P93-354
    PIR – Plates-formes Individuelles Roulantes
    PIR standard
    • 1 seul opérateur
    • Plancher max 2,50 m du sol
    • Travaux de second œuvre, nettoyage, entretien
    • "PIR portable" si manutentionnable par l'opérateur seul
    Fig. 10 – Plate-forme individuelle roulante (PIR)
    Fig. 10 – Plate-forme individuelle roulante (PIR)
    NF P93-352
    PIRL – Plates-formes Individuelles Roulantes Légères
    • Évolution du marchepied
    • 1 seul opérateur
    • Plancher max 1,50 m du sol
    • Légères et compactes repliées
    • Peuvent franchir ouvertures et escaliers
    Fig. 11 – PIRL (vue déployée)
    Fig. 11 – PIRL (vue déployée)
    Fig. 9 – PIRL (vue repliée)
    Fig. 9 – PIRL (vue repliée)
    NF P93-353
    Garde-corps provisoires

    Dispositif le plus utilisé pour la protection des rives de dalle ou de toiture en pente en cours de travaux. Hauteur : 1 m à 1,10 m par rapport au plancher.

    Classe Inclinaison du plan de travail Résistance
    Classe A ≤ 10° avec l'horizontale Appui d'une personne ou arrêt lors d'un déplacement horizontal
    Classe B < 30° (ou < 60° si hauteur de chute ≤ 2 m) Idem classe A + interruption de chute en cas de glissade
    Classe C < 45° (ou < 60° si hauteur de chute ≤ 5 m) Interruption de chute en cas de glissade sur surface de travail
    Fig. — Garde-corps provisoire sur rampant
    Fig. — Garde-corps provisoire sur rampant
    NF EN 13374NF Équipement de chantier
    Filets de sécurité

    Dispositifs d'arrêt de chute (filets en grande nappe + filets sur console). Utilisés quand la protection collective passive est impossible.

    ⚠️ Règle impérative Les filets doivent être installés au plus près du niveau de travail. La hauteur de chute ne doit en aucun cas excéder 3 m. Absence de choc avec sol ou obstacle avant l'arrêt garantie.

    La mise en place est une phase délicate nécessitant généralement une intervention en hauteur en dessous du plan de travail — à analyser avant le choix de l'équipement.

    Fig. — Filet de sécurité en grande nappe sur rive de toiture
    Fig. — Filet de sécurité en grande nappe sur rive de toiture
    Fig. 14 – Filet de sécurité en grande nappe
    Fig. 14 – Filet de sécurité en grande nappe
    NF EN 1263-1 et 2Recommandation R446 Cnam
    Protections de bas de pente
    Sur échafaudage de pied

    Dispositifs en couronnement d'échafaudages de pied. Plancher placé en contrebas de la rive de toiture (dénivelé 0,50 m à 1 m). Garde-corps surélevés avec remplissage en treillis métallique ou filet. Limité aux toitures dont l'inclinaison ne dépasse pas 60°.

    Sur console

    Les échafaudages en console peuvent également servir de protection de bas de pente de toiture.

    Ces dispositifs n'évitent pas la glissade sur le rampant et tolèrent une légère chute de hauteur.
    Fig. 13 – Protection de bas de pente sur échafaudage de pied
    Fig. 13 – Protection de bas de pente sur échafaudage de pied

    Équipements mécanisés

    🚫 Interdiction absolue L'utilisation d'un équipement de levage de charges pour élever des personnes est interdite, sauf évacuation d'urgence d'un blessé.
    PEMP – Plates-formes Élévatrices Mobiles de Personnel

    Élévation d'un poste de travail. Protection collective assurée par une nacelle avec garde-corps. L'utilisateur ne peut pas quitter la nacelle en élévation.

    3 Types (selon commande de translation)
    Type 1Pas de translation du porteur si plate-forme en élévation
    Type 2Translation commandée depuis le porteur (plate-forme en élévation)
    Type 3Translation commandée depuis la plateforme
    2 Groupes (selon type d'élévation)
    Groupe AÉlévation verticale
    Groupe BÉlévation multidirectionnelle — nacelle pouvant s'écarter horizontalement du châssis
    CACES R486 (depuis le 01/01/2020 — remplace R386) Catégorie A (ex 1A+3A) : élévation verticale, translation en transport uniquement  |  Catégorie B (ex 1B+3B) : élévation multidirectionnelle  |  Catégorie C : hors production, maintenance. Les anciennes catégories 2 ne sont plus disponibles depuis le 01/01/2020.
    Fig. 15 – Plate-forme élévatrice mobile de personnel (PEMP groupe B)
    Fig. 15 – Plate-forme élévatrice mobile de personnel (PEMP groupe B)
    ⚠️ Personnel requis Types 1 et 3 : 2 personnes minimum (conducteur + 1 personne au sol pour alerter les secours). Type 2 : 3 personnes (conducteur porteur + opérateur plateforme + 1 assistant).
    NF EN 280CACES R486 (depuis 01/01/2020)
    Plates-formes suspendues (ancien "échafaudage volant")

    Plate-forme suspendue par câbles à des supports en partie haute de l'ouvrage. Destinée aux travaux de façade. Avantage : indépendante de la hauteur de l'ouvrage.

    • Emporte des matériaux peu encombrants et de faible charge
    • Usage principal : travaux de ravalement de façade
    Plate-forme suspendue — échafaudage volant
    Plate-forme suspendue — échafaudage volant
    NF EN 1808
    Plates-formes se déplaçant le long de mâts

    Plate-forme s'élevant le long d'un ou plusieurs mâts fixés à la façade. Capacité d'élévation importante permettant le stockage de matériaux et d'outillage.

    • Certains modèles : plateformes extensibles en profondeur pour s'ajuster au profil de façade
    Plate-forme de travail se déplaçant le long de mâts
    Plate-forme de travail se déplaçant le long de mâts
    NF EN 1495

    Tableau récapitulatif des équipements

    Équipement Hauteur max Usage / particularités Norme
    Échafaudage de pied MDSSans limite (selon conception)Façade, ouvrage industriel — montage sécurisé par définitionNF EN 12810
    Échafaudage roulant2,5 m à 12 mTravaux ponctuels façade / plafond — ne pas déplacer avec personnelNF EN 1004
    Échafaudage roulant faible hauteur< 2,5 mSecond œuvre — accès extérieur si plateau < 2 mNF P93-520
    PIR2,5 m1 opérateur — second œuvre, entretienNF P93-352
    PIRL1,5 m1 opérateur — franchit ouvertures et escaliersNF P93-353
    PEMP groupe AVariableÉlévation verticale — 2 ou 3 pers. selon typeNF EN 280
    PEMP groupe BVariableÉlévation multidirectionnelleNF EN 280
    Filet de sécuritéChute max 3 mArrêt de chute — ne remplace pas la protection activeNF EN 1263
    Garde-corps provisoire classe APlan ≤ 10°Rives de dalleNF EN 13374
    Garde-corps provisoire classe BPlan < 30°Toitures faiblement pentuesNF EN 13374
    Garde-corps provisoire classe CPlan < 45°Toitures pentuesNF EN 13374

    Équipements de Protection Individuelle

    ⚠️ Rappel fondamental — Art. R4323-61 Le recours aux EPI n'est autorisé que lorsqu'il y a impossibilité technique de mettre en œuvre des protections collectives. Ils constituent le dernier recours dans la hiérarchie de prévention. L'EPI ne protège pas contre la chute — il en limite les conséquences.

    Systèmes disponibles selon la configuration du poste

    Configuration du poste de travailSystème approprié
    Plan de travail sans protection collective, suffisamment peu incliné pour travailler sans maintien complémentaireSystème d'arrêt de chute + Système de retenue
    Poste nécessitant le maintien de l'opérateur pour assurer son équilibre durant le travailSystème de maintien au poste + Système d'arrêt de chute (simultanément)

    Composants d'un système EPI antichute

    Harnais antichute

    Dispositif de préhension du corps maintenant le porteur en position verticale durant la chute. Composants : bretelles, bavaroise, cuissardes, sangle sous-fessière, ancrage dorsal et sternal.

    NF EN 361
    Points d'ancrage

    Doivent être sûrs : résistance suffisante pour empêcher la chute (retenue/maintien) ou arrêter et retenir en cas de chute. Peuvent nécessiter calculs et/ou essais préalables.

    NF EN 795
    Connecteurs

    Éléments de liaison entre harnais et point d'ancrage (mousquetons, crochets). Tous les composants sont soumis au marquage CE.

    Types de liaisons harnais — point d'ancrage

    Longe avec absorbeur d'énergie
    • Système léger, peu gênant
    • Longueur maximale : 2 m (déplacements limités autour du point d'ancrage)
    • Sur point d'ancrage fixe : absorbeur d'énergie obligatoire
    • Sur ligne de vie horizontale : vérifier le tirant d'air en tenant compte de la déflexion du câble
    • L'allongement de l'absorbeur lors de la chute nécessite un tirant d'air important
    Fig. 24 – Longe avec absorbeur d'énergie
    Fig. 24 – Longe avec absorbeur d'énergie
    Antichute à rappel automatique (enrouleur)
    • Longe rétractable sur tambour avec blocage automatique en cas de chute
    • Point d'ancrage à la verticale au-dessus : arrêt sur une distance très faible
    • Longueur possible > 2 m → déplacements importants autorisés
    • ⚠️ Déplacements horizontaux en rive : risque de balancement (effet pendulaire)
    • Fonctionne dans un cône vertical de 30° maximum sous le point d'ancrage
    • Ne garantit pas le blocage en cas d'utilisation à l'horizontale
    Fig. — Antichute à rappel automatique (enrouleur)
    Fig. — Antichute à rappel automatique (enrouleur)
    Antichute mobile sur support d'assurage vertical
    • Support vertical : câble métallique, corde synthétique, rail métallique
    • Coulisseau se déplaçant sans intervention manuelle (montée et descente)
    • Blocage automatique en cas de chute
    • Usage principal : progression le long d'échelles
    • À utiliser à l'aplomb du point de fixation du support
    • Le dispositif de connexion coulisseau-harnais ne peut pas être modifié
    Fig. 26 – Antichute mobile sur support d'assurage vertical
    Fig. 26 – Antichute mobile sur support d'assurage vertical

    Le tirant d'air — concept clé

    Définition Le tirant d'air est la hauteur libre nécessaire sous le point de travail pour que la chute soit arrêtée avant que l'opérateur n'atteigne le sol ou un obstacle. Il doit être vérifié avant le début de toute intervention.
    Schéma du tirant d'air — ALTIUS La culture de la hauteur
    Schéma du tirant d'air — ALTIUS La culture de la hauteur
    Calcul du tirant d'air
    Longueur de la longe + mousqueton
    ≤ 2 m
    Longueur d'extension de l'absorbeur
    ≈ 1,75 m
    Distance attache dorsale → pieds
    ≈ 1,5 m
    Distance de sécurité (marge)
    ≥ 1 m
    TIRANT D'AIR MINIMUM
    ≈ 6,25 m

    Le facteur de chute

    Facteur de chute 0 / 1 / 2 — ALTIUS La culture de la hauteur
    Facteur de chute 0 / 1 / 2 — ALTIUS La culture de la hauteur
    0
    OK ✅
    Ancrage au-dessus du travailleur — la longe est toujours tendue. Chute nulle ou minimale.
    1
    PRUDENCE ⚠️
    Ancrage au niveau du travailleur. Chute = longueur de la longe. Effort à l'arrêt significatif.
    2
    DANGER 🚫
    Ancrage en dessous du travailleur. Chute = 2× longueur de la longe. Effort maximal — situation à éviter absolument.

    Limite réglementaire sur la chute libre

    📖 Art. R4323-61 alinéa 1er (attention à l'interprétation) « La protection individuelle des travailleurs est assurée au moyen d'un système d'arrêt de chute approprié ne permettant pas une chute libre de plus d'un mètre ou limitant dans les mêmes conditions les effets d'une chute de plus grande hauteur. »
    ⚠️ Erreur d'interprétation fréquente Une chute libre d'1 m sans amortissement génère un effort de l'ordre de 1 200 daN sur le corps humain — ce qui est préjudiciable à la santé. Ce texte ne l'autorise pas : il suppose qu'un absorbeur d'énergie intégré au système ramène cet effort à ≤ 600 daN (limite de la norme NF EN 363).
    SituationEffort sur le corpsConformité
    Chute libre 1 m sans absorbeur≈ 1 200 daN❌ Non conforme
    Chute avec absorbeur d'énergie (NF EN 363)≤ 600 daN✅ Conforme

    Classes de points d'ancrage (NF EN 795)

    Fig. 18-22 – Classes A1, A2, B, D et E des dispositifs d'ancrage (NF EN 795)
    Fig. 18-22 – Classes A1, A2, B, D et E des dispositifs d'ancrage (NF EN 795)
    ClasseDescriptionExemple
    A1Ancres structurelles pour surfaces verticales, horizontales et inclinéesAnneau à vis dans béton ou bois
    A2Ancres structurelles pour toits inclinésCrochet de faîtage
    BDispositifs d'ancrage provisoires transportablesPoutre transversale, clavette, trépied
    DRails d'assurage horizontaux avec points mobilesLigne de vie sur rail
    EAncres à corps mortLest sur toiture terrasse

    Compétences pour interventions en hauteur

    L'intervention en hauteur doit être effectuée par une personne apte médicalement et ayant reçu une formation.

    Aptitude médicale

    Suivi Individuel Renforcé (SIR)

    Pour les travailleurs affectés au montage et démontage d'échafaudages. Visite médicale avant l'affectation au poste. Délivre une fiche d'aptitude au poste.

    ℹ️ Visite d'Information et de Prévention (VIP)

    Pour les autres travaux en hauteur. Délivre une attestation de suivi (sans notion d'aptitude spécifique au poste).

    Travaux interdits aux jeunes travailleurs (< 18 ans)

    ⛔ Interdictions
    • Travaux en hauteur sur arbres et essences ligneuses (taille, élagage, haubanage)
    • Montage et démontage d'échafaudages (dérogation possible inspection du travail dès 15 ans)
    • Travaux temporaires en hauteur sans protection collective
    ⚠️ Dérogations possibles sous conditions (inspection du travail) Utilisation d'échelles/escabeaux si impossibilité technique, risque faible et travaux courte durée non répétitifs. Travaux avec EPI si : système d'arrêt de chute approprié + jamais seul + information et formation appropriées.

    Formation des intervenants

    Échafaudages — Contenu de formation (Art. R4323-69)
    • Compréhension du plan de montage, démontage ou transformation
    • Sécurité lors du montage, démontage ou transformation
    • Mesures de prévention des risques de chute de personnes ou d'objets
    • Mesures en cas de changement des conditions météorologiques
    • Conditions d'efforts de structure admissibles
    • Tout autre risque lié aux opérations de montage/démontage/transformation
    Recommandation R408 Cnam — 4 catégories d'intervenant Responsable de conception / Responsable du montage / Responsable de réception et maintenance / Personnel travaillant sur l'échafaudage.

    Une attestation de compétences est délivrée par le chef d'entreprise (obligatoire pour monter, démonter, modifier ou exploiter). Le CQP Monteur d'échafaudages est l'une des voies de validation.

    PEMP — Autorisation de conduite

    Seules sont habilitées à conduire une PEMP les personnes en possession d'une autorisation de conduite établie et délivrée par l'employeur (Art. R4323-55 à 57, arrêté 02/12/1998).

    L'évaluation de l'opérateur prend en compte :

    • Aptitude médicale
    • Contrôle des connaissances et savoir-faire (conduite en sécurité)
    • Connaissance des lieux et instructions du site
    ⚠️ CACES R486 (depuis 01/01/2020) Remplace la R386 qui prévoyait 6 catégories. Les nouvelles catégories : A, B, C (maintenance hors production). Les certifications R386 conservent leur validité de 5 ans. L'autorisation est personnelle, limitée dans le temps, caduque au changement d'employeur.
    Tableau comparatif CACES R486 / R386 (1/2)
    Tableau comparatif CACES R486 / R386 (1/2)
    Tableau comparatif CACES R486 / R386 (2/2)
    Tableau comparatif CACES R486 / R386 (2/2)
    R486 (depuis 2020)R386 équivalentCaractéristiques
    A1A, 3ATranslation seulement en position transport — Élévation verticale
    B1B, 3BTranslation seulement en position transport — Élévation multidirectionnelle
    CConduite hors production (maintenance des catégories A et B)
    Catégories 2 suppriméesPlus disponibles depuis 01/01/2020
    EPI — Formation et information (Art. R4323-104 à 106)

    L'employeur doit informer les salariés sur :

    • Les risques contre lesquels l'EPI protège
    • Les conditions d'utilisation
    • Les instructions et consignes de mise à disposition

    La formation doit comprendre un entraînement au port de l'équipement et être renouvelée aussi souvent que nécessaire.

    Vérification des équipements

    L'employeur doit maintenir tous les équipements en état de conformité (Art. R4322-1) et déceler en temps utile toute détérioration susceptible de créer un danger (Art. R4322-2). Des vérifications initiales et périodiques sont réglementairement prévues (Art. R4323-22 à R4323-28).

    ⚠️ Importance renforcée pour les équipements en hauteur Ces dispositions doivent être respectées avec beaucoup de rigueur compte tenu des risques associés à l'utilisation d'un équipement défectueux pour le travail en hauteur.
    Équipement Référence réglementaire Vérifications périodiques Conditions
    Échafaudages Arrêté 21/12/2004
    • Avant 1ère utilisation ou après modification
    • Tous les 3 mois (bon état de conservation)
    • Journalière (état général)
    Montage correct, adéquation, état avant première utilisation
    Appareils de levage de personnes
    PEMP, plate-forme suspendue, plate-forme sur mât
    Arrêté 01/03/2004 modifié
    • Mise/remise en service (montage, adéquation, état)
    • Semestrielle (état de l'équipement)
    Bon montage, adéquation au travail, état de l'équipement
    EPI contre les chutes Art. R4323-99 à 103
    Arrêté 19/03/1993
    • Annuelle (personne compétente désignée)
    • Avant chaque utilisation : vérification visuelle par l'utilisateur
    Déceler les défectuosités à l'origine de situations dangereuses

    Bonnes pratiques de vérification des EPI

    Stockage
    • Respecter les conditions prévues par le responsable de mise sur le marché
    • À l'abri de l'humidité, de la chaleur excessive et des UV
    • Rangement individuel dans sac de protection
    • Hors contact avec acides, solvants, huiles
    🔍 Avant chaque utilisation
    • Vérifier le bon état de l'équipement
    • Consulter le registre de sécurité
    • S'assurer que les observations des vérifications périodiques ont été prises en compte
    • Tout EPI ayant subi un arrêt de chute doit être retiré du service et vérifié par un spécialiste
    Désignation d'une personne compétente L'employeur doit désigner une personne compétente et/ou un organisme compétent pour la vérification des EPI. Ce registre de sécurité doit être tenu à jour et consultable.
    Auto-évaluation — S26 Prévention des chutes de hauteur
    Score global : — / 40
    Risques — / 5
    Question 1
    En 2021, combien de décès par chute de hauteur (seule, hors chutes de plain-pied) ont été officiellement recensés en France ?
    Question 2
    Quelle proportion des décès consécutifs à une chute de hauteur survient dans le secteur du BTP ?
    Question 3
    Un travailleur chute depuis un marchepied de 40 cm. Cet accident est-il qualifié de chute de hauteur au sens réglementaire ?
    Question 4
    Les chutes de hauteur représentent environ quelle proportion de l'ensemble des accidents du travail avec arrêt ?
    Question 5
    Dans le BTP, les chutes de hauteur représentent quelle part des incapacités permanentes liées aux accidents du travail ?
    Prévention — / 5
    Question 6
    Selon l'article R4323-61 du Code du travail, à quelle condition unique le recours aux EPI antichute est-il autorisé ?
    Question 7
    Quel acteur est chargé de rédiger le Plan Général de Coordination (PGC) et à qui est-il transmis ?
    Question 8
    Dans quel délai le chef d'entreprise doit-il formaliser le PPSPS avant le démarrage des travaux (art. R4532-56) ?
    Question 9
    Quel système d'échafaudage est réglementairement recommandé pour sécuriser le niveau supérieur avant d'y accéder ?
    Question 10
    Quel article du Code du travail impose la priorité de la protection collective sur la protection individuelle ?
    DT / DICT — / 5
    Question 11
    Dans la démarche DT/DICT, qui réalise la DT (Déclaration de projet de travaux) ?
    Question 12
    Que transmet principalement l'exploitant de réseau en réponse à une DT ?
    Question 13
    Pour l'installation d'un échafaudage, dans quel cas une DICT devient-elle nécessaire ?
    Question 14
    Dans la démarche DT/DICT, qui réalise la DICT (Déclaration d'intention de commencement de travaux) ?
    Question 15
    Quel est le rôle de la DICT juste avant le démarrage réel des travaux ?
    Équipements permanents — / 5
    Question 16
    Quelle est la composition réglementaire minimale d'un garde-corps de lieu de travail (art. R4323-59) ?
    Question 17
    La formule de Blondel pour les escaliers de travail est :
    Question 18
    Pour une échelle à crinoline à plusieurs volées, quelle est la hauteur maximale de chaque volée ?
    Question 19
    Les escaliers de travail doivent présenter une hauteur libre de passage d'au moins :
    Question 20
    Dans quel cas les échelles peuvent-elles constituer un poste de travail (et non un simple accès) selon l'article R4323-63 ?
    Équipements temporaires — / 5
    Question 21
    Quelle est la hauteur maximale du plancher d'une PIRL (Plate-forme Individuelle Roulante Légère) ?
    Question 22
    Les garde-corps provisoires de classe B (NF EN 13374) protègent des plans de travail dont l'angle avec l'horizontale est :
    Question 23
    Quel est le type de PEMP dont la translation du porteur, plateforme en élévation, est commandée depuis la plateforme elle-même ?
    Question 24
    Lors de l'utilisation d'une PEMP de type 1 ou 3, combien de personnes sont réglementairement requises ?
    Question 25
    Pour les échafaudages en console, comment doit prioritairement s'effectuer leur mise en place ?
    EPI — / 5
    Question 26
    Quelle est la force maximale admissible sur le corps humain lors de l'arrêt d'une chute, fixée par la norme NF EN 363 ?
    Question 27
    Pour quel type de déplacement l'antichute à rappel automatique (enrouleur) présente-t-il un risque d'effet pendulaire ?
    Question 28
    Le tirant d'air se compose de plusieurs éléments. Lequel de ces éléments n'en fait PAS partie ?
    Question 29
    À quelle classe de point d'ancrage appartiennent les rails d'assurage horizontaux équipés de points d'ancrage mobiles (lignes de vie) ?
    Question 30
    Un harnais antichute comporte deux types de points d'ancrage principaux. Lesquels ?
    Compétences — / 5
    Question 31
    Quel type de suivi médical est prévu pour un travailleur affecté au montage et démontage d'échafaudages ?
    Question 32
    À partir de quel âge l'inspection du travail peut-elle accorder une dérogation pour le montage/démontage d'échafaudages à un jeune travailleur ?
    Question 33
    Quelle recommandation Cnam définit les référentiels de compétence pour le montage, l'utilisation et l'exploitation des échafaudages de pied ?
    Question 34
    L'autorisation de conduite d'une PEMP devient caduque dans quel cas ?
    Question 35
    Le CACES R486 catégorie C, en vigueur depuis le 1er janvier 2020, correspond à :
    Vérifications — / 5
    Question 36
    Selon l'arrêté du 21 décembre 2004, à quelle fréquence minimale l'état de conservation d'un échafaudage doit-il être vérifié ?
    Question 37
    Les appareils de levage de personnes (PEMP, plates-formes suspendues) font l'objet de vérifications périodiques selon l'arrêté du 1er mars 2004. Quelle est leur périodicité ?
    Question 38
    Quel arrêté régit les vérifications périodiques annuelles des EPI contre les chutes de hauteur ?
    Question 39
    Un EPI ayant retenu une chute réelle doit être :
    Question 40
    Quel article du Code du travail impose à l'employeur de maintenir les équipements en état de conformité, y compris en cas de modification ?
    sur 40 questions
    Envoi des résultats à Google Sheets

    Les résultats sont calculés. Vérifiez le récapitulatif, puis cliquez sur le bouton d'envoi.

    Élève
    Score
    Onglet Google SheetsPrevention

    Glossaire

    Identification

    Ces informations seront enregistrées avec ton score pour permettre à ton enseignant de suivre ta progression.